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La brume de sable et les cyclones

Le 27 juin 2020 à 18:00

Par Olivier Tisserant
4.87/5 (220)

Nous vivons depuis une semaine un épisode de brume de sable particulièrement intense et dense. Les effets sont importants sur notre physiologie et pour certains ça se transforme en véritable enfer. Je revendrai dans un prochain article sur les raisons de la brume de sable et le cheminement à travers l’océan.

Mais pour l’instant la question est : qu’en est-il des effets de cette brume sur les cyclones, leur développement et leur intensité ?

Brume de sable en Atlantique

Les effets indirects de la brume de sable

Les effets indirects sont ceux qui affectent l’environnement et le rendent plus ou moins favorable à la genèse cyclonique. La brume de sable génère plusieurs effets indirects sur cet environnement parmi lesquels le plus important est la température de l’eau.

La température de l’eau en surface est liée à plusieurs paramètres : les courants de surface, la houle, la convection, l’ensoleillement … etc. La partie liée à l’ensoleillement n’est pas déterminante en soi en période normale, mais elle peut prendre de l’importance dans les situation exceptionnelles.

Dans le cas des épisodes de brume, plus elle est dense et plus elle bloque le rayonnement solaire qui ne peut ainsi plus réchauffer la surface de l’océan durant la journée. Et plus l’épisode est long, plus l’effet est marqué.

Anomalies de température de l'eau en Atlantique sur 1 semainePour cette période exceptionnelle, on a une brume particulièrement dense qui est présente depuis plus d’une semaine (et qui devrait continuer encore un peu) et le résultat est flagrant lorsque l’on regarde la carte des anomalies de température de l’eau (SST) sur l’Atlantique tropical sur les 7 derniers jours. Une grande partie de la zone couverte par la brume est en anomalie négative depuis une semaine alors que depuis un mois on est en anomalies positives quasiment en permanence.

Cet effet est bien entendu temporaire et va doucement s’estomper au fur et à mesure qu’elle sera de moins en moins dense, mais il est possible que ça nous fasse gagner au final quelques petits dixièmes de degrés sur la saison, ce qui est toujours bon à prendre ! Il y a d’ailleurs un précédent avec la saison 2006 qui était prévue plutôt active (après la saison 2005 mémorable) et qui s’est retrouvée particulièrement peu intense avec 10 cyclones nommés et 2 ouragans de Cat. 3 pour les plus intenses. Il existe un article (en anglais) sur le sujet, publié par des scientifiques de la NASA que vous pouvez retrouver ici : https://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/20080039568.pdf.

Les effets directs de la brume de sable

Les effets directs sont ceux qui affectent directement un cyclone ou une perturbation. Il faut séparer les effets sur les perturbations (ondes ou creux dépressionnaires) et les effets sur les systèmes déjà actifs et cycloniques.

Pour les premiers, la brume de sable limitera de manière importante le risque de renforcement. L’air sec qui englobe la brume va assécher l’environnement immédiat et limiter la convection, qui est le moteur du développement des cyclones.

Pour les seconds, le principe est le même, à savoir l’air sec qui contrarie la convection, mais le résultat est souvent la mise en péril de l’organisation du système. En entrant dans la circulation externe, l’air sec va s’infiltrer dans toute la circulation interne et assécher la convection. Ca aura pour effet de bloquer le renforcement mais aussi de contrarier la circulation verticale du vent à l’intérieur du système ce qui le plus souvent l’affaiblira énormément.

La brume de sable, un des cauchemars des cyclones !

On le voit bien, la brume de sable est un ennemi juré de la genèse cyclonique. Dans le passé les cas de systèmes qui ont été affaiblis ou n’ont pas pu se renforcer avant l’arc antillais sont légion. En 2019 par exemple, l’ouragan Dorian qui a terriblement impacté le nord des Bahamas n’a pu se renforcer qu’une fois sorti de cette brume qui l’a parfaitement contenu avant  de passer au nord de Îles Vierges.

Cette brume est donc un allié de circonstance majeur pour nous concernant le risque cyclonique. Au même titre que le cisaillement qui est probablement encore plus important et que les températures de l’eau à un niveau un petit peu moindre.

On souffre beaucoup en ce moment de cette brume … mais au final, c’est un mal pour un bien 😉

Crédit images : Tropical Tidbits et UW-CIMSS

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